FACTION, base des opérations (documentation vidéo), 2011, détail de l'installation, Galerie de l'UQAM

Localité générique, Cité des achats, Rimouski, 2012,
photographie d’intervention, dimensions variables

ANNE-MARIE OUELLET

 

Mon travail interroge les limites du contrôle et de la protection et les frontières entre l’espace privé, l’espace public et l’espace « politique ». Je tente d’approcher différentes stratégies de leurres afin d’interroger la place de l’individu à l’intérieur d’une réalité de plus en plus construite, programmée ou prescrite. C’est en renvoyant au spectateur des images qui lui révèlent ses conditionnements que j’amplifie ces différents paramètres de la société de contrôle.

Ma pratique artistique est multidisciplinaire et se concentre principalement sur une série d’expérimentations autour de divers comportements individuels et collectifs. Ces expérimentations ont été par le passé, encadrées par la conception de prototypes d’abris et de vêtements en tant qu’objets utilitaires qui possèdaient les spécificités d’être « déployables », compacts, portables et défensifs. Les prototypes d’abris étaient des simulacres de protection qui accentuaient l’idée d’individualité et de protection en communauté. Les uniformes encore présents dans mon travail, sont à la fois un symbole d’identification, de protection et de standardisation de la culture « régimentaire ». Plus récemment, l'élaboration de structures organisationnelles ouvertes à la participation m'ont permis de d'expérimenter une forme d'individualisme collectif. Par des actions performatives je me penche sur des questions relatives aux normes qui régissent les usages et les comportements de différents types d'espaces.

 

C’est par une structure qui se fonde aux produits manufacturés, à la bureaucratie et par la mise en situation dans des espaces du quotidien qu’apparaît l’idée d’intrusion dans le réel. C’est en m’introduisant furtivement dans l'espace urbain, que je peux cohabiter ou résister à celle-ci. En occupant un espace délimité et prédéterminé, l’espace occupé devient alors une zone de réflexion d'expérimentation et de confrontation, jouant entre réalité et simulation. Mon travail questionne la distinction entre « réalité » et « simulation » dans un contexte où le réel et le modelage des comportements passent désormais par le biais de la fiction, des médias et des technologies de communication. Le « réel » aujourd'hui est nourri de simulacres et d'éléments fictifs. Par une approche conceptuelle et contextuelle, mon travail s’insère dans le tissu urbain et les espaces dédiés à l'art.

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AREA: actions réflexes, 2012, jeu-performatif,
photographie d'interventions de la partie, dimensions variables

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